Limitations de l'information quantique
Malgré une structure mathématique sous-jacente commune, l'information quantique et l'information classique présentent des différences fondamentales. Il existe ainsi de nombreux exemples de tâches que l'information quantique permet d'accomplir, mais pas l'information classique.
Avant d'explorer ces exemples, nous allons cependant noter quelques limitations importantes de l'information quantique. Comprendre ce que l'information quantique ne peut pas faire nous aide à identifier ce qu'elle peut faire.
Non-pertinence des phases globales
La première limitation que nous allons aborder — qui est en réalité davantage une légère dégénérescence dans la façon dont les états quantiques sont représentés par des vecteurs d'état, plutôt qu'une véritable limitation — concerne la notion de phase globale.
Voici ce que l'on entend par phase globale. Soient et des vecteurs unitaires représentant des états quantiques d'un certain système, et supposons qu'il existe un nombre complexe sur le cercle unité, c'est-à-dire tel que ou encore pour un certain réel tel que
On dit alors que les vecteurs et diffèrent d'une phase globale. On désigne parfois aussi comme une phase globale, bien que cela dépende du contexte ; tout nombre sur le cercle unité peut être considéré comme une phase globale lorsqu'il est multiplié à un vecteur unitaire.
Considère ce qui se passe lorsqu'un système se trouve dans l'un des deux états quantiques et et que le système subit une mesure dans la base standard. Dans le premier cas, où le système est dans l'état la probabilité de mesurer un état classique donné est
Dans le second cas, où le système est dans l'état la probabilité de mesurer un état classique est
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